Pour tous ceux qui ne connaitraient pas Patrick Moya, alias « Moya Janus » dans Second Life, attendez vous à rencontrer un homme (personnage?) tout bonnement atypique, tout droit sorti de sa propre imagination. Hier soir l’artiste, et l’oeuvre à la fois, a donné une petite conférence sur Ecologia Island pour parler… de lui. L’homme assume à 100 % son égocentrisme maladif, et exceptionnellement, nous adorons!

Moya un personnage conté par lui même
A vrai dire, je n’ai pas vraiment eu l’impression d’écouter un intervenant qui déballe sa science devant une moitié de salle assoupie. Assister à une conférence de Moya Janus, c’est finalement écouter un one-man show coloré et dynamique où le spectateur rit s’il accepte de fermer son bec ou se casse si ça l’énerve d’écouter la parole de « Dieu ». En tout cas, je ne me suis pas ennuyé, même si, dans le fond, l’histoire de Moya n’a rien d’exceptionnel en soi, si ce n’est le parcours d’un artiste trop en avance sur son temps qui a quelques anecdotes historiques et savoureuses à nous faire partager.
Un livre dont il est le héros
La voix assurée, un rien malicieuse… Patrick Moya raconte sa vie comme un roman-photo où les vignettes sont ses propres oeuvres. Pendant une bonne heure et quart, le « clown ailé » aux airs de catcheur mexicain, parcoure les nombreuses péripéties de sa vie trépidante. Des scènettes surjouées certes mais avec talent. Le détail le plus anodin reste très amusant et nous en redemandons toujours. Une histoire d’ailleurs conté dans un livre « Le cas Moya » écrit par Florence Canarelli, journaliste-écrivain, présente à la conférence pour partager quelques unes de ses impressions sur ce binoclard pas triste.
Il faut le croire… pour le voir
Son narcissisme quasi-parodique est à peine croyable tant il est insolent et assumé. C’est d’ailleurs ce qui fait le charme du personnage, autant que cela agace. D’ailleurs c’est aussi ça Moya, un mauvais garçon hors norme, mais qui reste quand même sympathique si l’on fait l’effort de le comprendre un tant soi peu. Car derrière cette fantaisie un rien guignolesque, se cache un solitaire qui ne semble pas très à l’aise dans un monde dicté par certaines morales poussiéreuses.

Je m’attarderais pas à développer le contenu de la conférence. C’est comme une très bonne pièce de théâtre, ça se ne raconte pas, ça se vit! Donc si par un heureux hasard, vous veniez à rencontrer Moya (il ne s’intéressera pas à vous attention) n’hésitez pas à de lui demander de parler de lui (avec finesse évidemment), vous ne devriez pas être déçus.

Bravo pour ces commentaires extrêmement pertinents sur l’égocentrique ailé le plus attendrissant de second life !
Je suis bien placée pour le savoir, étant l’auteur du (des en fait) livre(s) à sa gloire.
Il y a « le cas Moya », qui raconte son parcours depuis l’enfance avec un chapitre psy (ça s’impose évidemment, quand on connait par exemple les dix ans de pension pour un fils unique ayant ses deux parents, ou le nom du Père, MOYA, acquis à l’age de 15 ans), et « la chapelle Moya », qui retrace l’aventure de 4 ans de travail sur les murs d’une petite chapelle du haut pays niçois (encore une fois à la gloire de Moya puisqu’exclusivement à base d’autoportraits, Moya se prenant bien sûr pour un Saint)
Et bravo pour ce « mag » en ligne extrêmement bien fait lui aussi !
Florence Canarelli
Commentaire by Flo06 Writer — 15 mai 2008 à 10:11